Le Maitre

Notre Maître Vo Dinh Quang Bernard.

Né en 1952 d’origine germano-vietnamienne, a pratiqué comme ses ancêtres vietnamiens les arts martiaux dans le milieu familial depuis sa jeunesse.

Aussi, loin que l’on puisse remonter dans la généalogie de sa famille on retrouve la tradition du Vo.

Son arrière grand père enseignait la calligraphie chinoise et pratiquait le vo.

Son grand père Vo Dinh Thao, marin de son état était connu comme un petit maître de vo dans sa province de Binh Dinh. Jusqu’à son décès intervenu au début des années 1970 à l’age de 80 ans il n’eu de cesse de transmettre sa connaissance de l’art martial qu’il tenait pour un art de vie à sa famille et son entourage. Ses petits enfants dirent de lui qu’à cet age il était encore capable de manier le Bâton long qui était son arme favorite. On connaît de lui le fameux gao xoai quyen Ainsi, nombre de ses enfants, petits enfants, filleuls et petits cousins recevront ce que Bernard Vo Dinh Quang  considérera comme un héritage.

Ballotté entre ses deux cultures germanique et vietnamienne, Bernard Vo Dinh Quang fût très impressionné et très perméable à la profondeur intérieure du Maître. L’isolement de ce dernier avec ses propres enfants induit à cette époque, une inclinaison toute particulière vers son filleul qui paradoxalement à ce qui paraissait, fut lui, tout à fait réceptif à qui ce qu’il tint à lui transmettre au-delà du geste, de ce que voit l’oeil, de tout ce que le cœur peut percevoir, tout « l’invisible » de sa pratique, de son art de l’adaptation…

L’influence du maître conduit son pupille à une transformation extraordinaire. En effet, ce dernier qui après avoir été vidé du collège dès la 5ème, et qui végétait dans de sombres classes de transition et d’enseignement industriel, entamait au moment de son décès son triple cursus universitaire de droit, d’économie et de philosophie qui l’on mené, en combinaison avec l’entrainement du vo, là où l’on sait… Bien naturellement son creuset fût l’apprentissage de l’ouverture vers les autres par l’effort, le travail, la volonté, l’entraînement et le don de soi, très vite, le jeune élu émergea de sa condition d’ouvrier à l’usine par l’ouverture de sa première salle en 1971 à PARIS, rue des Pyrénées de ce qu’il dénomma alors « karaté vietnamien ».

L’idée de fluidité, de souplesse du corps et de l’esprit, l’image du travail souterrain d’enracinement avec ce qu’il y aurait lieu de nommer la matrice d’origine, l’inconscient collectif le conduit à dénommer à l’image de la plante, l’Ecole le ROSEAU dès 1974.

Et enfin, sa qualité de filleul de Nguyen Trung Hoa lui permettra d’introduire le viet vo dao français dès le décès du Maître en 1975, ce dernier ayant été lui-même l’un des fondateurs de cet art martial composite typiquement franco-vietnamien.

Deux autres maîtres fondateurs l’adoptèrent selon la tradition.

Le premier fût Maître Phan Hoang, président du mouvement Viet Vo Dao, qui tint alors Bernard comme son « neveu spirituel » à qui il confia dès 1976 la direction technique du développement de ce nouvel art martial vietnamien en Allemagne.

Bernard Vo Dinh Quang qui enseignait déjà le vo en Allemagne depuis 1975 s’était ému de cette proposition et lui avait alors demandé comment faisait-il ce choix. La réponse fût « parce ce que je suis maître… »

Le second fût Emile JEANNE, connu sous le nom de Maître Tran Minh Long. Cette adoption fût de courte durée car ce dernier décéda quelques mois après.

La richesse et la particularité du style de l’Ecole le Roseau réside tant, dans sa pratique qui se singularise par le travail de l’esquive qui tend à respecter, à ne briser aucune énergie, que dans ses prolongements dans notre vie de tous les jours et ses effets quand à la perception de l’autre et de soi-même et celle de la nature.

La conscience de cette fameuse trilogie force beauté efficience ne peut sembler que gratifiante puisque qu’elle tend à l’amélioration du soi, à ce qui est vertueux, et visant remarquablement à la transformation, à l’adaptation de l’être vers ce qui est son propre prolongement, son altérité…

Devise du roseau :

« BAN TAY THEP TREN TRAI TIEM TU AI »

« être fort, pour être utile »

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