L’enseignement

Le salut de l’école:

De nos jours, le salut a été réduit à n’être plus qu’une démonstration de civilité, mais heureusement le salut ce peut être aussi un souhait de santé, de prospérité, adressé à quelqu’un, aux autres.

Ici, la main gauche est celle du cœur, l’autre celle de la force potentielle du corps.

Tel un flambeau, elles décrivent le cercle, pour se rejoindre au niveau du cœur et tendre vers l’extérieur de soi, éclairant cette ligne diaphane, entre le ying et le yang, qui représentent le Dao, la voie de l’harmonie.

Pour nous, võ sinh, le salut est un ensemble de gestes qui marquent le respect et l’humilité, et qui évoquent le chemin parcouru des pratiquantes et pratiquants éclairés. C’est en cela que ceux-ci y verront un signe de reconnaissance.

Dans notre pratique, le salut sera à la fois l’acte introductif et terminal du rite qui contient l’essence même du . Pour ces deux actes, il pourra se révéler être le sésame ouvrant le ĐẠO (la voie suprême) permettant de pénétrer l’autre monde, invisible aux non-initiés, et de transcender sa propre nature.

Geste magique, chargé de significations et de symboles, il est l’instant transitoire entre la vie de tous les jours et la quête de la perfection à travers soi, entre l’extérieur et l’intérieur, le monde profane et l’esprit divin, l’obscurité et la lumière, passage entre son monde à soi et celui des autres, celui qui nous dépasse.

Le salut requiert du pratiquant une profonde adhésion, à l’instant même que celui-ci l’exécute, car si le salut est l’accès vers le đạo, il est surtout un signe de l’ouverture de soi aux autres. C’est un geste d’amour.

La manière de son exécution révèlera la qualité technique, et, mieux, on l’espère, la qualité spirituelle du pratiquant. Cette manière d’éxécuter le salut ne manquera pas, la main de fer ayant été posée sur le cœur de bonté « BAN TAY THEP TREN TRAI TIEM TU AI  », d’éclairer la devise du viêt võ đạo : « ÊTRE FORT POUR ÊTRE UTILE ».

L’échauffement :

Il est composé du cardio, de l’échauffement musculaire et de l’échauffement articulaire.

Le cardio :

C’est la première chose que l’on fait pour débuter l’échauffement (exemple: courir). Le cardio sert à augmenter vos capacités cardiaques et pulmonaires.

L’échauffement musculaire :

Il s’effectue sans force, cet échauffement sert de réveil musculaire, à ne pas confondre avec la musculation qui est un travail de renforcement, il se fait à l’aide de quelques pompes et abdos.

L’échauffement articulaire :

 Il se fait sur toutes les articulations pour éviter tout accident articulaire tel que les entorses, déchirements ligamentaires…..

L’entrainement :

– Les Quyens :

Dans notre Art Martial, le Quyen a un rôle primordial dans l’entraînement car il est l’union étroite, intelligente et subtile des techniques de base. Les déplacements avants, arrières et latéraux; les changements de positions, hautes, moyennes et basses ; les techniques de poings, de pieds tantôt lentes et puissantes, tantôt rapides, tantot lentes, tout en maitrisant sa respiration. Tout cela sur un croquis tracé qui porte une signification, un sens différent selon le niveau de son auteur.

Le but des Quyens est de donner au pratiquant un autre niveau de perception. Celui si peu s’acquérir par l’ensemble des techniques de défense, d’attaque et de  neutralisation d’un adversaire imaginaire.

Exemple = Quyen tai :

– Les armes :

L’enseignement des armes traditionnelles est un complément indispensable à la pratique de l’art martial Vietnamien. Déjà et dans un lointain passé, chaque région du Vietnam avait forgé son propre style.

La province de Quang Binh (au centre) était réputée pour ses enchaînements de bâton.

La plupart des armes traditionnelles ne sont qu’une prolongation des propres outils des paysans.

A l’époque cela représentait l’unique moyen de défense contre les envahisseurs des contrées voisines.

Il en existe plusieurs :

Exemple le BONG (le bâton long)

L’apprentissage du bâton long permet de se familiariser aux armes traditionnelles qui sont la continuité de l’apprentissage acquis à main nue, car l’accès aux armes n’est ouvert qu’à partir du 2ème cap (grade).

La raison en est que l’élève doit se concentrer sur le maniement de l’arme et non plus sur ses positions ou ses déplacements.

Le BONG est la première arme que l’on apprend car elle est la base de toutes les autres.

En effet, celle-ci permet de maitriser un accessoire par un renforcement musculaire spécifique; par le développement des sens dont le toucher et une amélioration de la connaissance de son schéma corporel, pour arriver à être en harmonie avec l’arme que l’on utilise; car elle devient alors le prolongement de son corps.

Elle offre enfin la découverte de nouvelles perspectives et sensations, lui permettant d’évoluer dans sa pratique et connaissance des arts martiaux.

Les étirements :

Les exercices d’assouplissement, contrairement à ceux de l’échauffement, s’exécutent de manière progressive par une tension soutenue de plusieurs minutes.

La décontraction et le relâchement musculaire sont toujours de rigueur afin de faciliter l’étirement.

La pensée doit être à l’écoute de votre corps pour le contrôle de votre respiration ce qui en facilitera le relâchement.

Veillez constamment à vos positions pour protéger votre colonne vertébrale ainsi que votre bassin !

L’assouplissement s’effectue en fin de séance et ne doit pas être suivie d’un autre travail « sportif ».

Le Vo-Phuc et la Ceinture

Vophuc ? C’est quoi donc ?

Le Vo-Phuc (parfois appelé « Vo-Phuoc ») est la tenue portée pour la pratique du Viet Vo Dao – Vo Co Truyen et d’autres arts martiaux vietnamiens.

 

Plier sa ceinture :

Le pliage de la ceinture est important, cet action se fait avant de quitter la surface d’entrainement.

Ce geste peu permettre au pratiquant une meilleur transition entre la conscience de ce que l’on est venu chercher dans cette espace et le retour progressif a la vie de tous les jours.

Rituel du pliage de la ceinture.

Au moment de quitter la salle le pratiquant saluera ce lieux et se mettra à genoux (en commencent par poser le genou droit à terre suivi du gauche). Dans cette position assis sur les talons, le pratiquant effectuera une courte méditation pour fixer les émotions perçus au cours de l’entrainement. Il lèvera par la suite le genou gauche et dans cette position, enroulera soigneusement sa ceinture.

Une fois cette action terminer il ce redressera, saluera de nouveau et sortira de la salle.

Plier son Vo-Phuc :

Alors pourquoi faut-il plier son Vo-Phuc ?

Il y a plusieurs raisons :

C’est tout d’abord une marque de  respect, et une bonne façon de lui assurer une longévité plus importante.

C’est aussi moins volumineux dans votre sac.

Il constitue le geste final clôturant le rituel de notre pratique au sein du club. C’est le dernier court instant de méditation avant de replonger dans notre vie de tous les jours…

Je vous recommande (fortement) de retour a la maison de le sortir et de l’étendre pour qu’il puisse s’aérer et sécher correctement au lieu de moisir, ainsi que de le laver régulièrement …

 Comment plier son Vo-Phuc ?

Voici une technique pour le plier :

 

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